[CP] Choisir un député qui protège la vie – Législatives 2012

Communiqué de presse – Paris, le 8 juin 2012

Les élections législatives des 10 et 17 juin 2012 offrent l’occasion de choisir parmi de très nombreux candidats, en moyenne 10 par circonscription. Fidèle à sa vocation d’être « solidaire des plus fragiles », Alliance VITA appelle les Français à voter pour des candidats qui ont clairement pris position en faveur de la protection de la vie et de la dignité humaines, à toutes les étapes de l’existence.
Etre solidaire des plus fragiles, c’est en particulier s’engager à respecter deux droits fondamentaux qui font débat aujourd’hui :
– le droit des personnes âgées, malades ou dépendantes d’être accompagnées et soignées jusqu’au terme naturel de leur vie, sans acharnement thérapeutique ni euthanasie ;
– le droit des enfants d’être conçus et élevés –sauf accident de vie- par un père et une mère.
Ces enjeux majeurs ne résument pas toutes les questions économiques et sociales qui se posent à notre société. Mais les détresses confiées aux services d’écoute d’Alliance VITA  (SOS Bébé et SOS Fin de vie) montrent que bien souvent les personnes en situation de précarité matérielle, étrangères, malades ou dépendantes, sont les premières victimes des atteintes à la vie et à la dignité humaines.
De même, quand l’intérêt de l’enfant n’est pas prioritaire sur l’intérêt de l’adulte, se multiplient les situations d’injustice et de fragilités matérielles ou psychologiques : les acteurs de la petite enfance en sont témoins quotidiennement. De plus, autoriser le mariage et l’adoption par des personnes de même sexe constituerait une grave régression du point de vue de la protection des enfants et des repères de la filiation.
Un élu de la Nation a pour mission de défendre les personnes les plus vulnérables face aux dangers qui menacent leur vie et leur développement.
Alliance VITA appelle donc à voter en faveur de candidats qui œuvrent pour la protection des plus fragiles.

Contact presse : Ségolène du Closel – 06 14 20 42 38

 
 

Suisse : le suicide légalisé?

Le 17 juin 2012, les habitants du Canton de Vaud devront se prononcer sur un référendum d’initiative populaire visant à contraindre toutes les maisons de retraite ou Établissements Médicaux Sociaux (EMS) recevant des subventions publiques à organiser le suicide assisté sous leur toit. Une coalition d’EMS qui s’opposent à ce projet demande une clause d’exception pour faire valoir leur objection de conscience.

C’est l’association Exit qui est à l’initiative du projet : obliger tous les EMS à organiser le suicide assisté sans contrôle, ni avis médical, sinon l’établissement perdra ses subventions. Les Vaudois auront à se prononcer entre le projet d’Exit et le contre-projet du  gouvernement du canton de Vaud, qui tente d’apporter quelques limitations : obligation d’un contrôle médical et de proposition des soins palliatifs. Au final, les électeurs n’auront pas le choix de refuser la légalisation du suicide assisté mais de l’accepter avec plus ou moins de conditions. C’est ce que dénonce une coalition de directions d’EMS subventionnés : elle demande une clause d’exception pour faire valoir leur objection de conscience. L’Armée du Salut, qui administre l’EMS Phare Elim, va plus loin en dénonçant le piège de cette fausse alternative et en rejetant en bloc les deux projets dans un communiqué daté du 1er juin 2012.

C’est une première pour la Suisse qui n’a jamais légiféré sur le sujet. C’est implicitement que le pays autorise la pratique du suicide assisté sans poursuite, en utilisant une interprétation extensive de l’article 115 de son code pénal si l’aide au suicide est apportée «en absence de mobile égoïste».

«Mariage» gay : Ayrault persiste

En répondant à l’antenne nantaise de Radio Fidélité le 4 juin 2012, Jean-Marc Ayrault a affirmé  au sujet d’une loi autorisant le « mariage » entre deux personnes de même sexe et l’adoption d’enfants : « L’engagement est pris et il sera tenu ». Après avoir reconnu qu’ « il y a débat » et qu’il « respecte les points de vue », le Premier ministre invoque le fait que « d’autres pays démocratiques l’ont déjà décidé », que « la société a évolué, la demande sociale a évolué ».  Pour Jean-Marc Ayrault, tenir cet engagement est aussi l’un des enjeux de l’élection du président de la République au suffrage universel. Concernant la position de l’Eglise catholique, il a argué qu’ elle a « évolué beaucoup sur tous ces sujets. »
Alliance VITA rappelle la permanence de son analyse, qui voit dans l’idée d’un « mariage homosexuel », une remise en cause du droit de tout enfant de ne pas être privé délibérément d’un père ou d’une mère. Une telle loi, injuste, votée pour tenir une « promesse électorale », répondrait à la demande d’une faible minorité de Français, très active et organisée pour faire pression sur les politiques. Elle entrainerait un basculement de société, et un bouleversement sans précédent dans les repères du mariage, de la famille et de la filiation pour l’ensemble des Français.

Ayrault flou sur l’euthanasie

Ayrault flou sur l’euthanasie

Dans un entretien à  la station chrétienne nantaise Radio Fidélité, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a affiché sa volonté de « perfectionner la loi Leonetti » sur la fin de vie.

Tout en se félicitant, à l’image du président de la République, de n’avoir pas prononcé le mot « euthanasie », le Chef du gouvernement a repris à son compte « l’esprit » de la mesure 21 du candidat Hollande, en estimant qu’ « une série de progrès » restent à faire, qui devront « respecter la dignité de la personne et, en tout état de cause, sa libre détermination » pour conclure : « Je ne sais pas s’il faudra une loi » et annoncer une « concertation » sur un thème dont il reconnait la gravité.

Alliance VITA constate que le Premier ministre continue d’entretenir le flou sur le sujet de l’euthanasie. Les propos de Jean-Marc Ayrault cautionnent le projet de François Hollande sur ce sujet, un projet qui prévoit implicitement l’injection mortelle à partir d’un contresens sur le mot dignité.

VITA note toutefois l’hésitation affichée par le chef du gouvernement sur la question de l’opportunité d’une nouvelle loi. Tout doit être fait pour démontrer que pareille loi serait inutile et dangereuse pour les personnes vulnérables. C’est, pour VITA, l’enjeu crucial de la concertation annoncée par le Premier ministre.

AMP : l’anonymat en procès

Pour la première fois en France, une personne née d’un don de sperme anonyme demande en justice l’accès à des informations sur ses origines, et 100 000 € de dommages et intérêts au titre de préjudice moral et médical, du fait notamment d’une « crise identitaire » qu’elle dit traverser depuis 2009.

Cette avocate à Lyon, qui ne souhaite pas que son nom soit divulgué, a saisi le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Celui-ci doit rendre sa décision le 14 juin.

La requérante a découvert en 2009 qu’elle avait été conçue par insémination artificielle avec donneur (IAD). Elle souhaite donc avoir des informations non identifiantes sur son père biologique (âge, description, motivation du don…) pour savoir si son frère, également né par IAD, est issu du même donneur. Elle demande par ailleurs que ce dernier soit contacté pour que son identité lui soit communiquée, en cas d’accord de sa part.

Cette personne invoque l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, sur le respect de la vie privée, qui impliquerait un droit d’accès à ses origines. Elle est soutenue dans ce sens par l’association Procréation Médicalement Anonyme (PMA), qui milite pour la levée de l’anonymat concernant les dons de gamètes (ovocytes et spermatozoïdes).

Lors de la discussion sur le projet de loi Bioéthique, au printemps dernier, le gouvernement avait proposé une levée partielle de cet anonymat, selon le modèle qui existe pour l’accouchement sous X. Mais le Parlement avait refusé après un long débat, au prétexte que cela risquait de faire diminuer les dons de gamètes.

Cette démarche pourrait avoir des répercussions pour toutes les personnes nées par insémination artificielle avec donneur, qui sont estimées entre 50.000 et 70.000 pour la France.